Cent jeux: deux mots

Bonjour, et bienvenue sur mon blog "Cent jeux : deux mots". Il s'agit pour moi d'un exercice (sans jeux de mots, promis!) ...

Affichage des articles dont le libellé est tourisme. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est tourisme. Afficher tous les articles

13/05/2022

Ne perdez pas au change en Hongrie

Les touristes sont souvent surpris d'apprendre que la Hongrie n'utilise pas l'Euro. Après tout, le pays fait partie de l'Union Européenne (depuis 2004) et de Schengen (depuis 2007). Manque de bol, vous devrez utiliser une autre monnaie comme au bon vieux temps : le Forint hongrois. Et même si le pays est sûr et que les prix sont avantageux, il vous faudra éviter quelques pièges bien tendus pour ne pas jeter votre argent par la fenêtre.

Je ne m'attarderai pas sur les raisons pour lesquelles tous les pays de l'UE n'utilisent pas la monnaie commune : le premier est normalement un pré-requis du second, mais l'UE, la zone Euro, l'EEE et l'espace Schengen restent des concepts distincts : de ces quatre corps, la Suisse n'appartient qu'à Schengen ; l'Islande qu'à l'EEE et à Schengen ; le Montenegro, pourtant seulement sur la liste d'attente de l'UE, utilise déjà l'Euro. Vous voyez, on pourrait y passer la journée.

La Hongrie avait bien commencé une fois un programme de convergence à l'Euro, mais n'avait pas pu maintenir les moyens de sa politique, et depuis ne le veut plus vraiment (pour de bonnes et de mauvaises raisons). C'est la vie.

A quoi ressemble le Forint hongrois ?

Les dénominations de billets vont de 20000 à 10000, 5000, 2000, 1000 et 500. Comme de nouveaux billets viennent de remplacer des modèles plus anciens, il est encore possible de se retrouver avec un vieux billet. Pas de panique, échangez-le pour un nouveau dans une banque locale.

Les pièces vont de 200 à 100 (accessoirement très ressemblantes aux pièces de 2 et 1 Euro), 50, 20, 10 et 5. Même si les pièces de 1 et 2 Forint ne circulent plus, les prix peuvent encore se terminer par tout chiffre de 0 à 9 : dans ce cas, le prix est arrondi à 0 ou à 5, ne soyez pas surpris.

Le Forint hongrois se note HUF ou Ft ; les prix sont parfois écrits avec ",-" par exemple : 5000,- pour 5000 Ft.

4 options se présentent à vous : payer en Euros ; échanger vos Euros pour des Forints ; retirer des Forints depuis un DAB ; ou payer par carte. NB: la plupart des conseils donnés ci-dessous sont valables pour tout pays utilisant une autre monnaie que la vôtre.

1. Peu importe, ils acceptent les Euros

Tout d'abord, ceci n'est valable que pour les lieux touristiques. Partout ailleurs, la monnaie locale fait foi. Deuxièmement, même si vos Euros sont acceptés, le taux de change ne sera pas à votre avantage : accepter vos Euros est un service avec un coût associé, généralement 10-20% sous le taux officiel.

Dans certains endroits (comme les toilettes publiques), deux prix sont affichés, un en Euro et un autre en Forint. Devinez quoi, celui en Euro est plus cher.

Moralité : c'est vous qui voyez :)

2. Changer votre argent

La plupart des bureaux de change en Hongrie proposent un taux de change correct, avec deux critères à vérifier :
- le taux de commission, généralement autour de 0.6%,
- les montants d'achat "buy" et de vente "sell" : plus ces deux chiffres sont proches, plus le service est correct. S'ils sont séparés de plus de 10 Ft, partez en courant - le meilleur exemple étant le taux de change de l'aéroport, toujours du vol (sans jeu de mot) !
NB: les pièces sont rarement acceptées, et toujours à une fraction du taux proposé.

Evitez de changer de l'argent près des gares et a fortiori dans la rue : c'est le meilleur moyen de se retrouver avec des faux billets, des roupies indonésiennes, ou de vous faire voler votre argent.

Mon bureau de change préféré - qui propose constamment des bons taux - s'appelle "Correct Change", avec plusieurs bureaux à Budapest.

3. DAB (ATM) - le bon, la brute et le truand

Le bon : retirer de l'argent à l'étranger vous évite de voyager avec des espèces, et met à votre disposition de la monnaie locale. De plus, vous évitez les faux billets et les mauvais taux de change, tant que ce DAB est connecté à une vraie banque (voir "te truand" ci-dessous).

La brute : disons que vous désiriez retirer 60€, ce qui revient à 20000 Ft en un seul billet, que vous aurez tout le mal du monde à écouler. Solution facile : retirer un autre multiple de 1000 Ft pour avoir des billets cassés, par exemple ici 19000 Ft.

Le truand : depuis quelques années, des DAB indépendants "Euronet" sont apparus un peu partout, proposant la monnaie locale ainsi que des Euros - ce qui semble parfait au premier abord. Cependant, ces machines prélèvent une commission élevée si vous retirez des Forints, et scandaleuse si vous retirez des Euros (à bon entendeur : si vous n'êtes pas dans la zone Euro, vous n'avez pas besoin d'Euros...). Si vous utilisez quand même un de ces DAB, comprenez le sigle comme "Déjouez l'Autorisation Baratin" ! Lisez les instructions avec attention parce que le texte est composé de façon assez perverse ;  on va vous demander sous une forme ou sous une autre : "Nous autorisez-vous à décider du taux de change (en vert) ou préférez-vous prendre le "risque" de laisser votre banque décider (en rouge) ?" La réponse est contre-intuitive : oui, vous VOULEZ prendre le "risque" et laisser votre banque appliquer un taux de change avantageux.

4. Payer par carte

Si vous décidez de payer par carte, sachez que les commissions sont généralement dictées par votre banque, généralement à taux correct. Cependant, ces derniers temps j'ai vu apparaître des terminaux de paiement dans des cafés ou restaurants qui posaient le même type de question que dans les DAB Euronet. La réponse reste la même : faites uniquement confiance à votre banque.

La plupart des cartes sont acceptées, et le paiement sans contact est possible quasi-partout (les Hongrois l'appellent "Paypass"), donc payer par carte est une bonne solution tout-terrain. Certains cafés ont même un terminal sur lequel vous pouvez choisir le montant du pourboire, réglé par défaut à 10% (le pourboire moyen pour les services en Hongrie) voire même à 0%.

Il convient toutefois d'avoir un minimum de Forint sur vous : certains endroits n'acceptent pas les cartes : dans les marchés, certains cafés, les toilettes publiques, et mêmes certains lieux modernes qui allez savoir pourquoi n'acceptent toujours que le cash en 2020.

Quelques conseils de plus pour vous simplifier la vie

Garder le taux de change en mémoire

Quel que soit votre moyen de paiement favori, connaitre le taux de change vous aide à calculer combien vous changez, retirez ou dépensez. En mai 2022, un Euro s'échange autour de 380 Forint - un taux historiquement bas, ce qui est à votre avantage. La vieille blague de la différence entre un Euro et un Forint (réponse : un Euro) continue à faire de vieux os. Mais ne vous laissez pas abattre par les maths : il y a 3 Euros dans 1000 Forint, ce n'est pas sorcier. Les prix affichés incluent la TVA, mais pas les 10% de pourboire pour les services (sauf s'ils sont déjà ajoutés sur la note).

Recomptez toujours votre retour de monnaie

La Hongrie est un pays sans insécurité, et le bon sens suffit à éviter les mauvaises surprises. Un des risques majeurs pour les touristes est de recevoir moins de retour de monnaie que prévu. Un truc connu est de vous rendre toute votre monnaie sauf le plus gros billet, comptant sur votre confiance et votre optimisme pour accepter cette somme et partir. Si vous repérez l'erreur, le billet manquant sort par magie de l'autre main de votre interlocuteur, avec l'apologie la plus sincère du monde pour l'oubli (sic). Mais ça, c'est si vous avez de la chance. Si la même scène se produit dans un bar branché, tout le monde ne parle plus que le hongrois... Donc, quelques règles de base :

Règle #1 : cassez vos gros billets le plus tôt possible, et dans un lieu "officiel" : un supermarché ou votre hôtel, par exemple ; ne vous attendez pas à régler un cappuccino avec un billet de 20000 Ft ; et les chauffeurs de taxi n'ont jamais de monnaie, vous le savez bien...
Règle #2 : gardez toujours de ces billets cassés sur vous, ça peut servir.
Règle #3 : réglez avec le billet immédiatement supérieur à la somme demandée. Si on ne vous rend pas toute la monnaie, vous n'aurez pas perdu beaucoup.
Règle #4 : comptez votre monnaie ostensiblement. C'est comme cela que vous vous rendrez compte si le gros billet est manquant.
Règle #5 : assurez-vous d'avoir reçu des Forints, et pas des roupies indonésiennes qui valent 45 fois moins (quelques chauffeurs de taxi rendent de cette monnaie 'par accident', ou vous rendent des billets de 200 Forints, qui n'ont plus cours depuis Homère.).

Que dois-je apporter pour mon voyage ?

Je vous conseille d'apporter une carte valide et quelques Euros, assez pour vous débrouiller à votre arrivée. Vous ne trouverez presque que des mauvais taux et des DAB frauduleux à l'aéroport et aux abords des gares, donc n'échangez que le strict minimum si vous avez besoin de Forint, jusqu'à l'arrivée en centre ville.

Débarrassez-vous de vos Forint avant de partir 

Les Forints sont rarement acceptés chez vous, parfois même pas à la Banque Nationale. Donnez votre monnaie à un nécessiteux, achetez des cadeaux à l'aéroport (le duty-free accepte Forints et Euros), ce qu'il faut pour terminer votre séjour avec le sourire.

Dernière astuce - valide également chez vous !

Avez-vous déjà terminé un séjour avec pleiiiin de pièces dans votre poche ? C'est parce que vous donnez toujours un billet, et on vous rend toujours des pièces...

L'astuce ici est de donner d'abord les pièces qui vont faire l'appoint, et ensuite seulement le gros billet (and surtout pas l'inverse, si vous voulez que le caissier attende). Généralement, avec l'appoint déjà calculé en main, le caissier n'aura pas d'autre choix que de vous donner un beau billet en retour, et limiter ainsi le poids et la musique dans votre poche.

Je vous en prie :)

Ivan Alleaume
- I comme Hippolyte
- V comme Wagner
- A comme Harry
- N comme Enzo
www.valamivan.com

Article publié le 27.02.2020, mis à jour le 13.05.2022 

04/05/2020

Comment VOUS pouvez influencer le tourisme du futur

Le tourisme est un des secteurs économiques les plus touchés par la crise du Coronavirus. Dans le même temps, on observe un certain soulagement dans les zones habituellement victimes du surtourisme, et un espoir un peu naïf que le calme perdure.

Le miroir du tourisme a deux faces : l'Offre et la Demande. L'offre, ce sont les divers acteurs du tourisme : le transport, l'hébergement, la restauration, les agences et les guides, les attractions... Malgré toutes les belles promesses, à l'heure du déconfinement chacun défendra son bifteck après des mois de disette, et tous voudront un retour rapide à la 'normale'. Comment leur en vouloir ? Tout le monde n'a pas les ressources pour se reconvertir, ni parfois l'envie : le désarmement nucléaire est une superbe idée dans son principe, mais personne ne veut être le premier désarmé... #EnnioMorricone

Or si l'on ne change rien, il n'y aura pas de tourisme Bisounours : des paquebots surpeuplés sillonneront à nouveau les océans, et des gadgets inutiles hanteront les étagères des boutiques de souvenirs. De nouveau, les soirées EVG nous empêcheront de dormir, et les segways nous couperont la route sur le trottoir. N'attendons pas trop des autorités, pour lesquelles l'humanité passe après le profit. Les belles déclarations d'intention entendues pendant le confinement ne sont que vides promesses électorales.

Puisqu'il faudra bien que le tourisme reprenne, qui peut donc influencer son comportement futur, et comment ?

L'autre face du miroir est la demande : c'est vous. Ou nous tous, quand nous voyageons. Ou pas. Ou autrement. Un changement dans la demande a le pouvoir de faire évoluer l'offre, et même - soyons fous - forcer la main des autorités compétentes à faire évoluer le tourisme dans le bons sens. En ce moment même, on dessine des kilomètres de pistes cyclables dans le centre-ville de Budapest : une consécration pour la Masse Critique, un mouvement populaire qui les réclamait depuis des années. #VieuxMotardJaponais

Le moment est venu de se demander ce que nous voulons : continuer à faire partie du problème - que nous connaissons tous - ou nous pencher directement sur les solutions. En partant d'une feuille blanche, que souhaite-t-on retrouver à l'heure du déconfinement et de la réouverture des frontières ? Ca tombe bien, on a du temps pour imaginer - et construire - le tourisme de demain.

La demande détient la clé du surtourisme. A travers quelques exemples, je voudrais faire un tour d'horizon des angles de changement qui s'offrent aux voyageurs.

En tout premier lieu, nous devons im-pé-ra-ti-ve-ment nous débarrasser de la pression sociale visant à DEVOIR ALLER PARTOUT. C'est une ligne de pensée destructrice, à l'origine des foules inutiles et d'un sentiment de manque - car combien peuvent vraiment aller partout ? De tous ceux qui voyagent beaucoup, combien en profitent vraiment ? Et pourtant, le Ich war hier et le j'ai fait ont la dent dure. Apprenez à vous contenter de ce que vous avez déjà, et n'encouragez pas les influenceurs, qui vivent du déséquilibre qu'ils créent entre vos désirs et vos possibilités.

En parlant de possibilités, faisons un petit calcul : soient 7 miliards de personnes qui veulent visiter le parc du château de Versailles (1000 ha soit 10000 m2). Même avec un remplissage pseudo-humain de 2 personnes par m2 et en laissant une heure à chacun, il faudrait 350000 heures (nuit et jour) pour faire passer tout le monde, soit 40 ans ! Et d'ici là une ou deux nouvelles générations seront nées...

Voyez-vous, voyager n'est pas une obligation, et ce n'est pas agréable pour tous. Mais beaucoup d'entre nous sommes encore capables de passer outre la fatigue, les prix prohibitifs, la foule et autres inconvéniences du voyage pour une raison très particulière : y être allé(e). Et de rares photos sans personne dessus, avec beaucoup de patience et encore un peu de chance.

Ironiquement, Internet regorge de photos et de vidéos exceptionnelles réalisées par des professionnels, vides de touristes et avec des angles et des lumières inaccessibles au grand public. Et avec le tourisme virtuel, vous pouvez désormais visiter le monde à moindre frais depuis le confort de votre fauteuil.

Oui, mais rien ne vaut notre propre photo ni notre propre expérience - aussi inconfortable soit-elle ! Serons-nous capables un jour de vaincre notre ego ? L'offre du tourisme doit se remettre en question, certes. Mais la demande aussi.

D'aucuns diront que le guide touristique se tire une balle dans le pied, à encourager les touristes à rester chez eux. Mais vivre du tourisme ne signifie pas adhérer à tout ce qu'il représente. Je suis autant (sinon plus) victime du surtourisme que vous. Aux premières lignes, je suis très bien placé pour voir les problèmes et imaginer des solutions.

Commençons par élaircir le tourisme superflu.

Par exemple, au lieu d'encombrer une foule dans le seul but de prendre un selfie sans même adresser un regard direct au lieu, pourquoi ne pas acheter un panneau vert et une licence Photoshop ? C'est moins cher et laisse tout le monde respirer...

Plus sérieusement, combien de fois ai-je entendu un ami de retour d'un voyage d'affaire se plaindre qu'il n'a eu le temps de rien voir de sa destination ? A l'heure de Zoom et des vidéoconférences, ces voyages inutiles n'ont plus lieu d'être. Les grandes entreprises trouveront bien d'autres options pour leur réductions d'impôts !

Les amateurs de city-breaks partagent sûrement le sentiment des voyageurs d'affaire. Comment apprécier une destination sur un weekend quand un tiers du temps est passé en transit ? Cela vaut-il la peine d'aller dans une ville étrangère juste pour y avoir pris l'apéro ?

A l'autre bout du spectre, d'autres voyageurs préfèrent comme moi la qualité à la quantité.

Plutôt que de faire (ce qui n'a aucun sens) le plus de destinations possibles et de rentrer chez eux épuisés et confus, ils vont organiser des séjours plus longs et vivre leur destination : prendre le temps de rencontrer les locaux, de se promener sans but et hors des sentiers battus, et même prévoir du temps à ne rien faire. Ce sont des vacances, après tout. Le paroxisme de cette idée est la mini-retraite, dont l'idée continue de faire son chemin.

Comme eux, choisissez de voyager hors saison. Si vous n'avez pas de contraintes de dates (vacances scolaires), ou si vos vacances ne sont pas liées à la météo (ski, plage), voyagez quand les autres ne voyagent pas. Si ce n'est pas possible, voyagez les autres ne voyagent pas : une montagne ou une plage ou une ville plus loin. Vous éviterez la foule, économiserez sûrement de l'argent, et vous serez mieux reçus !

Les vols low-cost sont directement liés aux problèmes de pollution et de surtourisme. Optez pour le train ou l'autocar pour les trajets courts : le temps de voyage total est le même. Certes, ce voyage sera rarement rapide, confortable et ponctuel à la fois. Mais vous éviterez le stress des aéroports et regagnerez au passage le sentiment de distance perdu depuis que l'on vole partout. Et gageons que si la demande augmente, la qualité de l'offre suivra. L'homogénéité des réseaux en Europe n'est pas pour demain, mais elle est possible.

Si vous préférez les circuits, sachez qu'au delà de 15-20 personnes dans un groupe, les inconvénients s'accumulent : les enregistrements à l'hôtel sont interminables, la visite n'est plus personnalisée, les repas et les temps de pause (toilettes, boutiques) deviennent des contre-la-montre. Le coût additionnel pour voyager en groupe restreint n'est pas un luxe : il vous apporte un gain intrinsèque de temps et de qualité des services rendus.

Le P2P a révolutionné l'hébergement, et permet de louer à moindre frais des appartements privatifs. Mais l'abandon d'un de ses principes formateurs (le propriétaire est censé louer une partie des lieux qu'il  habite) est la source de bien des maux. A Malte, c'est un crève-cœur de voir les maisons historiques vides et en ruines alors même que des immeubles affreux sont construits à la chaîne pour accueillir les touristes de plus en plus nombreux. Le sauvetage du patrimoine est aussi dans nos cordes, si nous faisons les bons choix.

Une fois rendus à votre destination, d'autres choix étiques se présentent à vous. Ne soyez pas le néofite, portable à la main, qui lance son segway à 20km/h au milieu des piétons ! Les beer-bikes ont disparu des centre-ville pour une excellente raison : ils dérangent les locaux, qui ne sont pas en vacances, eux. Ne m'appellez pas trouble-fête : la derniere fois que j'ai vérifié, on pouvait encore hurler en boite de nuit ! #therhythmofthenight
Enfin, quelque chose me dit que la mauvaise habitude de toucher les statues devrait se perdre tout naturellement après le Covid-19. Une aubaine hygiènique pour la préservation des oeuvres d'art.

Il faut en finir avec les souvenirs qui finissent dans un carton ou à la poubelle - ceci est aussi valable pour les cadeaux, pas plus nécessaires que les cartes postales : tout cela est très mignon, mais ça pollue. Si vous devez vraiment ramener un souvenir, qu'il soit simple et visible, comme un aimant de frigo. Mais le niveau deux est de choisir quelque chose d'utile, dont vous avez besoin en ce moment : une nouvelle agrapheuse, un presse-citron, une paire de chaussettes, quelque chose que vous auriez acheté chez vous tôt ou tard. En revanche, acheter des babioles encourage une industrie inutile et néfaste. Acheter à un vendeur de rue, c'est contribuer à une image négative des zones touristiques et prendre le risque de se faire arnaquer (un iPhone à 100€, vraiment ?). Comme les autorités laissent faire pour des raisons qui leur sont propres, c'est encore à vous que revient l'influence directe sur l'offre et pouvez, sur le long terme, mettre fin à ces pratiques.

Le surtourisme engendre l'apparition de visites low-cost et de guides amateurs, qui constituent une concurrence déloyale aux agences de voyage et aux guides touristiques qualifiés et officiels. Guider n'est pas un passe-temps, c'est un travail et une responsabilité. Par exemple, j'adore utiliser l'humour pendant mes tours, ça égaye les visites et aide à faire passer l'information. Mais J'ai réussi à leur faire croire que n'est pas dans mon vocabulaire.

D'ailleurs, quelle est ma position dans tout cela ?

Toutes les billes ne sont pas dans les mains de la demande, et l'offre peut parfois la devancer. Qui sait, les architectes planchent peut-être déjà sur des sas sanitaires à l'entrée des maisons du futur, avec douche, zone de quarantaine pour la nourriture, et une fente pour boite à pizza incorporée à la porte d'entrée...

Ma contribution dans tout cela est de récompenser les voyageurs qui répondent le mieux aux idées que je viens d'énumérer. Si cela devenait la norme, j'aurai réussi à influencer et la demande, et l'offre ! #cestbeauderever

Puisque le tourisme durable est aussi ma responsabilité, j'offre une réduction de 20% sur le tarif de mes services si vous apportez la preuve que :
✦ Vous restez en Hongrie pour 5 nuits ou plus,
✦ OU vous arrivez en Hongrie par train ou par autocar,
✦ OU vous réservez pour une visite hors-season (1er novembre au 31 mars).
NB : l'offre n'est pas cumulative.

A bientôt je l'espère en Hongrie, dans les meilleures conditions possibles.

Ivan Alleaume
www.valamivan.com

18/02/2020

Nouvelle récompense🔸New award !

🔸[English below]🔸

Je suis fier de vous annoncer que j'ai été nominé (ou mieux, élu) "Meilleur guide touristique de Hongrie" pour la 5ème année consécutive !

C'est un plaisir de voir ma passion et mes efforts récompensés. Il me tarde d'être de nouveau votre guide en Hongrie, et votre accompagnateur ailleurs en Europe !

🔸


I am proud to announce to have been nominated (or better, elected) "Best tourist guide of Hungary" for the 5th consecutive year !

It's a pleasure to see my passion and efforts rewarded. I can't wait to be your Guide again in Hungary, and your Tour Leader elsewhere in Europe !

Ivan Alleaume
www.valamivan.com